Annonces sur le budget 2019

mercredi 12 septembre 2018
par  snu55
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Annonces sur le budget 2019

Fin août, le Premier ministre dévoilait dans un entretien accordé à la presse les premières orientations budgétaires pour 2019. Avec une révision à la baisse de la croissance à 1,7% au lieu des 2% prévus, le gouvernement durcit le ton par rapport aux annonces de début de l’été et poursuit la baisse du déficit budgétaire.

La transformation de l’action publique constituera l’un des principaux leviers d’économies, aux dépens des services publics, des fonctionnaires et des populations les plus fragiles. L’effort sera aussi demandé aux ménages, aux bénéficiaires des transferts sociaux, aux retraité-es, sans que soient remises en cause les mesures favorisant les entreprises et les plus riches.

Un manque de recettes pour l’État

Suppression de l’ISF, imposition des revenus du capital plafonnée à 30%... les choix fiscaux ont des conséquences directes sur le budget de l’État qui est amputé de moyens considérables. Malgré cela, l’exécutif poursuit sur la même ligne et 2019 verra la transformation du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en baisse de cotisations, tout en poursuivant la baisse de l’impôt sur les sociétés.

Dans la Fonction publique

Le gouvernement annonce la suppression d’environ 4 500 postes dans la Fonction publique d’État (moins 1 600 postes en 2018). Dans le même temps 3 300 postes seront créés dans des secteurs prioritaires : 2 000 postes dans la police/gendarmerie/DSI, 1 300 postes à la justice, l’Éducation Nationale n’apparait plus comme ministère prioritaire. Le ministère des finances, l’audiovisuel public et le réseau extérieur de l’État sont visés plus particulièrement. Au final, 7 800 postes seront supprimés en 2019 dans ces ministères.

50 000 suppressions de postes ont d’ores et déjà été annoncées sur le quinquennat, donc l’essentiel des mesures portera sur les budgets 2020, 2021 et 2022 (- 43 900 postes).

Il n’y a pas de raison à ce que l’Éducation Nationale soit épargnée dans les années à venir… La réforme de la formation initiale annoncée pour 2019 pourrait représenter une économie de milliers de postes de stagiaires.

Les autres mesures annoncées

  • Suppression progressive de la taxe d’habitation (= 10 Mds d’ici 2020), des cotisations salariales chômage et maladie (= 7 Mds), des cotisations salariales sur les heures supplémentaires (= 2 Mds).

Cela représente un manque à gagner supplémentaire de 20 Mds par an pour les finances publiques.

  • Augmentation de la prime d’activité (+20 euros dès novembre puis 80 euros d’ici la fin du quinquennat), du minimum vieillesse (+35 euros en janvier 2019 puis 35 euros en janvier 2020), de l’AAH (+40 euros dès novembre puis 60 euros d’ici la fin du quinquennat).
  • Légère augmentation (+0,3% par an en 2019 et 2020) de l’APL, des allocations familiales, des pensions de retraite, mais sans rapport avec l’inflation qui progresse actuellement de plus de 2% en rythme annuel.

La désindexation de l’inflation des prestations familiales/sociales et des pensions de retraite est une atteinte portée à un grand nombre de ménages. Il n’y aura plus de revalorisation en avril pour compenser la hausse des prix (économie de 190 Mds par an).

Le gouvernement confirme ses orientations libérales qui vont pénaliser un grand nombre de citoyen-nes dans une société où les inégalités sont déjà trop fortes.

Pour le SNUipp-FSU et la FSU, seul un système de solidarités et une meilleure répartition des richesses permettront davantage de justice sociale. Cela exige d’autres choix d’avenir.


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