Notation des enseignants

samedi 4 avril 2009
par  snu55
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grille théorique et simplement indicative de notation

NOTATION des INSTITUTEURS et PROFESSEURS des ECOLES en MEUSE

INSTITUTEURS P.E. issus de l’IUFM P.E. anciens Instituteurs
échelon plancher plafond échelon plancher plafond échelon plancher plafond
11 17 18.5 11 18 19 ? 11 18 20
10 16.5 18 10 16 18 10 17.5 19
9 16 17.5 9 15 17 9 17.25 18.75
8 15.5 17 8 14.5 16.5 8 17 18.5
7 15 16.5 7 13.5 15.5 7 16.5 18
6 14 16 6 13 15 6 16 17.5
5 13 15 5 12 14 5 15.5 17
4 12 14 4 11 13 4 15 16.5
3 11 13 3 10 12 3 14 16

voir dossier inspection

L’inspection et la notation sont au cœur de problématiques d’évaluation du service éducatif et des pratiques des enseignants. Si on ne peut réfuter la question de l’évaluation du système, on peut néanmoins s’interroger sur les pratiques d’inspection. En effet, malgré des avancées concernant les débuts de carrière et la prise en compte du contexte de l’école, l’absence d’harmonisation d’un inspecteur à l’autre conduit à des différences notables.

Le rapport remis au Haut conseil de l’évaluation de l’école, en avril 2002 par Yves Chassard sur “l’appréciation des enseignants : diagnostic et propositions” pointant le profond malaise des enseignants préconise une réorganisation complète du mode d’évaluation. Les rapporteurs y préconisent “la suppression de la notation complètement dépassée” au profit de la mise en place d’une évaluation formative, ce qui constituerait une avancée.

Cependant ce rapport réintroduit l’idée de “valorisation du mérite” (sans en préciser les contours) pour “faciliter les parcours où la mobilité vise à l’excellence”. L’étude des critères de nomination sur les postes à profil (entretiens, listes d’aptitude,...) justifie de nos réserves quant à la mise en place d’une telle gestion des carrières.

Aujourd’hui, la notation est source d’inéquité entre les personnels. Déroulement de carrière, accès à la hors-classe, mouvement, sont autant de situations sur lesquelles les distorsions liées aux hobbies des IEN pèsent. D’aucuns considèrent que la note réactualisée n’a pas à être prise en compte, même si au demeurant ils n’ont pas respecté le rythme d’inspection préconisé par les textes ; d’autres dissertent sur la note 20, la rattachant à “l’inaccessible expression du parfait”. Ces pratiques écartent les collègues d’avancement d’échelon, voire d’accès à la hors-classe, les pénalisant sur leurs salaires et leurs retraites. Ces effets de circonscriptions sont bien connus des collègues. Les retards de transmission des rapports d’inspection et de notation sont eux aussi problématiques : ainsi certains collègues attendent depuis presque un an le retour de ce document.

Pourtant, il reste beaucoup à faire, la suppression de la note dans les barèmes de mouvement permettrait de rétablir une équité, à l’image des barèmes des enseignants du seçond degré ou pour le premier degré de ceux des permutations interdépartementales.

Haut conseil d’évaluation de l’école

“Forces et faiblesses de l’évaluation du système éducatif”

Le rapport présenté par Claude Pair dresse un bilan précis et critique de ce qu’est l’évaluation aujourd’hui et de ses limites.

Le ministère met sans cesse en place de nouveaux dispositifs sans qu’une réelle évaluation soit faite de l’existant. Les réformes s’empilent mais rares sont les évaluations portant sur leur efficacité .

L’évaluation “rend-compte”, mais au-delà elle permet une prise d’information pour les décideurs et les acteurs du système éducatif. Mieux cerner les difficultés propres à une école, un collège, un lycée pour y remédier nous semble une nécessité.

Cependant la multiplication du nombre des évaluations, aux différents échelons (élèves, établissements, académie) n’est pas en soit source d’information et de progrès.

Les résultats sont sous-utilisées.

Nous y voyons au moins trois raisons :
- Les personnels et les usagers sont peu ou pas impliqués. L’évaluation reste encore d’une vision descendante, voire technocratique.
- Le développement d’une certaine méfiance à l’égard des formes et des objectifs de certaines évaluations. L’évaluation, mise en œuvre dans une logique de contractualisation des moyens en fonction des résultats obtenus pose problème et est refusée par la profession.
- La formation des personnels à l’évaluation est insuffisante, voire inexistante. Ce rapport fait le constat des ces insuffisances, sans en expliquer réellement toutes les causes ; cependant il propose quelques pistes intéressantes ; comme la nécessaire capitalisation et synthèse des travaux, le développement de la formation et la participation réelle des personnels et des usagers, la mise en cohérence des divers types d’évaluations. Le développement et la large diffusion des travaux de recherche, les comparaisons internationales sont des moyens pour rendre plus efficace le travail d’évaluation, compris comme une source d’information permettant d’améliorer la réussite des élèves.


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