Déclaration du SNUipp-FSU 55 à la CAPD 23 Janvier 2018

mercredi 31 janvier 2018
par  snu55
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Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Nous voici réunis pour la CAPD consacrée à l’examen des tableaux des promotions pour la première fois dans le cadre des déroulements suite aux accords PPCR.

Nous profitons de cette instance pour dénoncer la décision du gouvernement de report d’un an des mesures qui auraient dû prendre effet dès ce 1er janvier 2018 et se poursuivre jusqu’en 2020. Avec ce report, les collègues voient concrètement s’éloigner les effets d’une bien maigre revalorisation de leurs carrières. Cette décision unilatérale montre bien aussi le peu de considération à l’égard des accords conclus au terme de nombreuses négociations entre les organisations syndicales représentatives et le précédent gouvernement. Cela constitue une rupture de confiance dans la parole de l’État et met à mal un dialogue social de qualité.

Comme ce ministère, avec son ministre en tête, raffole des comparaisons internationales pour argumenter sa politique libérale et conservatrice, nous en profitons pour lui exprimer notre souhait de voir les traitements des enseignants.es des écoles rivaliser avec ceux de nos voisins. On en est très loin ! Cette décision de geler les mesures salariales revient en effet à remettre en cause la nécessité de revaloriser les carrières de la Fonction publique.

A ce report, s’ajoute l’augmentation de la CSG qui sera non compensée pour les fonctionnaires. Ainsi, ce gouvernement rompt les engagement du candidat président Macron qui avait assuré en mars 2017 : « Tous les travailleurs, toutes les travailleuses, qu’ils soient fonctionnaires, indépendants, entrepreneurs, professions libérales, salariés, verront leur pouvoir d’achat augmenter ». A la place, c’est le gel du point d’indice, le rétablissement du jour de carence, des directives de durcissement dans les autorisations d’absence, bref, une politique salariale régressive et répressive qui est appliquée, augurant d’un recul du pouvoir d’achat déjà bien malmené depuis 2010.

Au sujet de cette campagne de promotions inédite dans sa forme, nous regrettons de n’avoir pu obtenir à minima un groupe de travail permettant évoquer les écueils dans l’établissement du tableau d’avancement.

Les accords PPCR ont acté la prise en compte des inégalités professionnelles hommes/femmes dans les déroulements de carrière. Ce constat, que nous avions déjà publié en 2012, établit des inégalités aussi bien sur le genre que sur le territoire. Il ressortait de notre étude que les circonscriptions ne donnaient pas les mêmes chances de promotion et, plus inquiétant encore, les femmes étaient assez nettement défavorisées dans les promotions donc, par voie de conséquence, sur le déroulement de leur carrière. La précédente ministre de l’éducation nationale avait informé les recteurs et rectrices en mars 2016, puis donné des instructions en mars 2017, pour que cette dimension soit regardée dans les instances. Nous avions d’ailleurs demandé lors de l’accès à la hors classe 2017 des statistiques afin d’analyser ce problème.

Le ministère avait informé nos représentants nationaux que cette question serait traitée dans les instances départementales, ce qu’aurait pu permettre le groupe de travail.

Que cela signifie-t-il concrètement ? Il est demandé de veiller à ce que le ratio de femmes et d’hommes promu.es soit au plus près de leur poids respectif parmi les promouvables. Si, comme c’est le cas en Meuse, on a entre 80 et 85% de femmes dans les promouvables, il est attendu d’en avoir le même ratio dans les promus. Bien sûr, ce qui vaut pour les femmes est transposable pour les hommes. Regardons cela pour l’accès à l’échelon 9 de la classe normale :
- 71 collègues éligibles à la BA soit 21 promotions à accorder.

  • Sur ces 71 promouvables, 84% sont des femmes.
  • Sur les 21 promues, 100% sont des femmes !

Imaginons si cela avait été le contraire, avec 100% d’hommes promus, quelle aurait été notre réaction ?

Là encore, on voit que notre revendication d’un avancement automatique pour tous aurait été une meilleure réponse de justice et d’équité. Ce sont ces valeurs que, depuis sa création, le SNUipp-FSU porte dans les instances départementales et au niveau national.

Enfin, concernant le mouvement inter-départemental, nous notons une augmentation significative des demandes de participation aux permutations informatisées. Nous craignons que de nombreux collègues demandeurs depuis plusieurs années ne soient à nouveau pas satisfaits, y compris dans le cadre de situations d’éloignement familial. Vos marges de manœuvre lors des demandes d’inéat-exeat seront-elles aussi limitées que l’an passé, laissant des collègues dans une nouvelle année d’attente ?

Merci de votre attention


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