Dotations académiques : -5 pour la Meuse !

La Meuse devrait rendre 5 postes dans le primaire
jeudi 18 janvier 2018
par  snu55
popularité : 3%

Le 17 janvier s’est tenu le CTA (comité technique académique) qui traite de l’organisation de la rentrée 2018, avec notamment la répartition des moyens. Si l’Académie se voit dotée positivement de 36 moyens, la Meuse perd 5 ETP (équivalents temps plein).

DépartementDotation prévue
54 26
55 -5
57 20
88 -5
Académie36

Avec la mise en œuvre des classes dédoublées, cette baisse de moyens va inévitablement entraîner plus de fermetures de classes pour abonder les moyens.

LA MEUSE CONDAMNÉE A UN DÉCLIN ORGANISÉ PAR LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ ?

Dans un récent document extrait du rapport de Standard & Poors de décembre 2016, on peut lire des constats inquiétants :

...Un niveau de vie relativement faible

Avec 19 900 euros par habitant en 2013 selon Eurostat, le PIB par habitant meusien est inférieur de plus de 38% à la moyenne nationale (32 200 euros) et de près de 28% à la moyenne de l’Union européenne (27 500 euros). La Meuse affiche ainsi le septième plus faible indicateur de richesse parmi les Départements métropolitains.

Par ailleurs, le niveau de vie de la population meusienne est inférieur à la moyenne nationale. En 2015, 40% des foyers fiscaux meusiens étaient assujettis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (au titre de leurs revenus de 2014), ce qui est inférieur à la moyenne nationale (45,5%, Ile-de-France incluse). L’impôt net moyen par foyer fiscal (2 563 euros) était près de 35% inférieur à la moyenne nationale (3 940 euros, Ile-de-France incluse).

De plus, la Meuse affiche depuis 2006 un taux de chômage légèrement supérieur à la moyenne nationale, et en ligne avec la moyenne métropolitaine (9,6%) au deuxième trimestre 2016. Cette tendance longue reflète l’ampleur des pertes d’emplois industriels (plus forte en Meuse) combiné au moindre dynamisme des services. Il semble que le taux de chômage montre en Meuse une plus grande élasticité à la hausse qu’à la baisse. La population active reste moins qualifiée que la moyenne, ce qui la rend plus sensible aux retournements de la conjoncture. La part de la population bénéficiant de minima sociaux est néanmoins proche de la moyenne métropolitaine. A fin 2015 (source : DREES, dernières données disponibles), la proportion de la population couverte par le RSA s’élevait 8,3%, contre 7,7% en moyenne métropolitaine.

LES EFFETS NÉFASTES DES RECULS DES SERVICES PUBLICS :

Localement, les acteurs économiques du département multiplient les actions pour dynamiser l’image du département. En vain, car dans le même temps, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de réduire les dotations. Ces réductions conduisent même les élus locaux à recourir aux "aides" comme celle du GIP Objectif Meuse qui n’est ni plus ni qu’une compensation versée par l’ANDRA (laboratoire puis centre d’enfouissements de déchets nucléaires basé à Bure).

Et pendant ce temps, malgré ces constats, on ne lésine pas sur les suppressions dans les services publics, fragilisant ainsi une population déjà précarisée.

Ndlr : à noter qu’en 2008, la Meuse était 15ème département en partant du plus faible PIB/habitant (20349€) et en 2016, elle occupe la 7ème place en partant du plus faible pib/habitant(19900€).


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