DECLARATION FSU AU CTS-D DU 7 AVRIL 2015

mardi 7 avril 2015
par  snu55
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JPEG - 8.5 ko Fédération Syndicale Unitaire

Section Départementale de la Meuse

7, Rue Alexis Carrel 55100 VERDUN

Tél : 03.29.86.42.87 – courriel : fsu55@orange.fr

Déclaration préalable de la FSU

Madame l’Inspectrice d’Académie,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour étudier ensemble votre projet de carte scolaire pour laquelle le Rectorat vous a demandé de rendre 7 moyens. La Meuse, comme à l’accoutumée, contribue à rendre des postes. Une fois de plus, nous déplorons que la spécificité rurale de notre département ne soit pas suffisamment prise en compte.

Nous saluons cependant le travail de vos services et de vous-même dans l’élaboration de cette carte scolaire. Votre projet porte la volonté de proposer d’autres voies afin de travailler différemment pour œuvrer à la réussite de nos élèves : l’éducation prioritaire, la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, l’accompagnement à la transition école/collège et les postes PDQMC. La FSU, et le SNUipp pour le premier degré, porteurs d’un projet pour l’école, accueillent positivement ces innovations.

Cependant, nous ne pouvons admettre que celles-ci se fassent en contraignant certains de nos collègues à une hausse significative du nombre d’élèves par classe.

Nous connaissons les contraintes imposées par une dotation négative et la difficulté de faire des arbitrages qui ne manqueront pas de faire des mécontents. Au-delà des moyennes statistiques en trompe-l’œil, des globalisations d’effectifs opérées sur certaines organisations territoriales (communes, CODECOM, RPI), chiffres qui n’ont pas grand sens, la FSU vous demande de porter la plus grande attention sur la réalité des écoles, les organisations pédagogiques, les projets à court terme en matière d’aménagement du territoire. Les élèves et leurs enseignants n’ont pas à faire les frais de ces insuffisances. Par ailleurs, avec ces suppressions de postes, nous estimons qu’il vous appartient de préserver et garantir l’équité territoriale dans les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves sans oublier les conditions de travail des enseignants.

Nous l’affirmons ici, le nombre d’élèves par classe a des conséquences directes sur le travail des enseignants comme sur les résultats des élèves.

Plusieurs études, en France et dans d’autres pays, ont montré que la réduction du nombre d’élèves par classe bénéficie davantage, dans l’ensemble, aux élèves issus d’un environnement social ou scolaire défavorisé. Dans les classes à effectif réduit, l’enseignant consacre moins de temps à la gestion du groupe. Plus il y a d’élèves, plus le temps de travail scolaire est entamé par le temps passé à recentrer les élèves sur l’activité, à gérer les conflits. Une de ces études, citée dans le Café Pédagogique en janvier dernier, montre que, dans une classe à effectif réduit, les enseignants accordent plus d’attention à chaque élève, suivent davantage leur progression et, au final, adoptent des stratégies pédagogiques plus variées que dans une classe à effectif élevé. Sans doute, allez-vous nous répondre que la Meuse n’est pas si mal dotée par rapport au reste du pays et que par souci d’équité il est normal que nous rendions des moyens. La FSU Meuse répondra alors ainsi : c’est le reste du pays qui est insuffisamment doté et la solution réside dans l’investissement de moyens, non dans le choix d’une politique d’austérité. Le gouvernement en place est arrivé en présentant un projet ambitieux pour l’école et en annonçant des moyens et des recrutements massifs. Depuis, les mots ont changé et celui d’austérité domine. Notre ministre se démène et multiplie les rendez-vous pour placer l’Ecole et l’Education au cœur des préoccupations de la société. Mais les discours ne suffisent plus ! Il est grand temps de faire les choix politiques courageux répondant à l’idée que l’Ecole et les Services Publics ne représentent pas seulement un coût, mais avant tout un investissement indispensable pour la construction d’une société plus juste et plus solidaire.

Aujourd’hui, où en est-on de la refondation de l’école en Meuse ? Comment se dessine, sur le terrain, la priorité à l’école primaire ? Autant de questions que se posent les enseignants dont le quotidien se complique chaque jour. Face à des élèves dont les conditions de vie se dégradent, dont les parents ont perdu tout repère à force de précarité, les enseignants déplorent, dans une quasi impuissance, les inégalités qui augmentent.

Les représentants de la FSU Meuse vous demandent donc, Madame la Directrice Académique, au regard de ces différents éléments de faire remonter au rectorat et au ministère les besoins effectifs de notre département pour qu’aucune classe de maternelle et d’élémentaire n’accueille jamais plus de 25 élèves (nous dirions même 20 en maternelle !) et pour que des classes permettant de scolariser les moins de trois ans ouvrent partout où l’accroissement des inégalités sociales et scolaires sévit. La FSU portera ces exigences dans les instances nationales.

Dans le contexte de crise économique et social actuel, il est plus que jamais urgent de consacrer les moyens nécessaires à la réussite des élèves. L’école mérite mieux que l’austérité ! C’est le message que porteront les enseignants dans la rue, le 9 avril, aux côtés de l’ensemble des salariés pour exiger des choix politiques plus justes et plus efficaces.

Merci de votre attention.


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