DECLARATION FSU CDEN 25 AVRIL

vendredi 25 avril 2014
par  snu55
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Déclaration préalable de la FSU CDEN du 25 avril 2014

Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,

Notre déclaration préalable ne concernera pas dans le détail les mesures de carte scolaire prévues pour cette rentrée 2014. Nous comptons sur la qualité du débat qui va suivre pour argumenter chaque mesure, chaque proposition et obtenir des membres du CDEN qu’ils se prononcent pour la levée de toutes les mesures injustifiées.

Cependant il apparaît important pour la FSU de rappeler le contexte et le climat qui président à la tenue de ce CDEN.

Après mai 2012, tous les espoirs d’une autre politique pour l’éducation étaient permis avec le changement de président de la République. L’Education et la jeunesse ont même été élevées au rang de priorités du gouvernement.

Certes, des efforts au plan national ont été actés avec la création de postes d’enseignants, la re-création d’une formation initiale supprimée sous le précédent gouvernement. En revanche, d’autres sujets traduisent une précipitation, voire une impréparation. La réforme de rythmes, insatisfaisante dans sa forme actuelle pour le SNUipp-FSU et confirmée sur le terrain par la publication du contre-rapport, cette réforme suscite du mécontentement, des crispations contreproductives et conduit aujourd’hui le nouveau ministre à « assouplir » le cadre réglementaire qui sera présenté au Conseil Supérieur de l’Education à la mi-mai. Des assouplissements qui devront permettre d’aboutir pour chaque projet à un consensus indispensable entre les communautés éducatives et les mairies. Déjà, dans certains départements, il a été décidé de reporter le CDEN après la publication de ces modifications.

Si le gouvernement a bien lancé la création de postes d’enseignants, notamment dans le 1er degré, il vient aussi de révéler ses choix budgétaires. Avec des économies drastiques, il y a fort à craindre que les promesses d’une école ambitieuse pour sa jeunesse, creuset des citoyens de demain, ne se perdent sur le chemin des contraintes fixées par le lobbying de la finance et les règles européennes.

Ce jour, nous avons à examiner le projet de carte scolaire départemental. Une lecture superficielle des dotations départementales en postes pourrait nous réjouir de voir la Meuse classée 4ème département de France ! Sauf qu’il s’agit ici d’un triste classement, celui des suppressions de postes ! La coupe dans les effectifs se poursuit et fragilisera le tissu scolaire meusien. Avec une perte de 217 élèves, c’est un retrait de 11 moyens qui est programmé.

Certes, la dotation de l’Académie de Nancy-Metz est tout juste positive (+2), mais pour servir Metz et Nancy, les services du Rectorat ont donc eu recours à une recette bien éprouvée : utiliser les territoires ruraux comme réservoirs de postes. Nous connaissons l’argument qui nous sera opposé, le P/E est plus élevé que dans le reste de l’académie, la situation de nos écoles est confortable etc, etc… allez dire cela aux familles qui voient les conditions se dégrader d’année en année sur le remplacement, les effectifs par classes, la multiplication des classes double voire triple niveaux, l’école s’éloigner de leurs lieux de vie…. Allez dire cela aux enseignants qui voient leurs conditions de travail se dégrader de jour en jour, leur temps de travail augmenter régulièrement, leur remise en cause permanente dans leur quotidien professionnel. Pour la FSU, la carte scolaire ne peut se réduire à un ratio ! L’école est faite de réalités locales diverses qu’il convient d’examiner avec attention.

S’il y a bien quelques mesures positives dont nos écoles ont bénéficié cette année, elles résultent exclusivement de vos propres choix madame l’Inspectrice d’académie. La Meuse n’a jamais connu la priorité au primaire proclamée un temps par le Président de la République ! Avec 1 seule dotation officielle de poste « plus de maitres que de classe » l’an passé, peut-on dire encore que notre département est favorisé ?

Cette année encore, avec une telle ponction, il va de soi que les écoles de Meuse demandant une ouverture et celles redoutant une fermeture, ont tout à craindre. De même, celles qui espéraient que les RASED redeviennent de vrais réseaux d’aide au service des enfants et des enseignants, n’ont rien à attendre. Les dispositifs « Plus de maîtres que de classes » et « Scolarisation des tout-petits » sont à oublier, de même que l’espoir de départs en formations spécialisées. Les remplacements, dont on connait les carences depuis de nombreuses années, et la formation continue vont poursuivre leur lente dégradation. Concrètement, quels que soient les choix que vous opèrerez aujourd’hui, Madame l’Inspectrice d’Académie :
- des postes fermeront et feront mathématiquement augmenter les effectifs dans les autres classes,
- les nouvelles mesures de décharges de direction décidées suite au chantier mis en place par le Ministre vont être bien difficiles à mettre en place,
- les missions d’accompagnement des enseignants en EPS, langues vivantes, sciences ne pourront être assurées,
- l’enseignement spécialisé sera encore une fois oublié,
- les RASED ne pourront être reconstruits et remplir leur mission de manière satisfaisante,
- la formation continue, déjà insuffisante, est menacée, sans parler des départs en stage long
- la situation des remplacements se dégradera encore,

La question du budget consacré à l’Ecole reste donc inévitablement posée. Les élections municipales passées, le département de Meuse retrouve sa vérité et ses problèmes.

L’école meusienne, lourdement touchée ces dernières années, continue de subir le redéploiement des moyens. Il en découle une inégalité croissante entre départements et place le nôtre parmi les moins favorisés en termes d’éducation, de soin, d’accès à la culture, etc.

Au final, c’est tout le service public d’éducation de notre département rural qui va payer les pots cassés. Pour la FSU, ces choix doivent interpeler les élus qui parfois s’échinent à maintenir, à développer l’activité locale pendant que d’autres, aux niveaux ministériel et rectoral, réduisent la présence des services publics sur nos territoires accélérant ainsi la désertification des secteurs ruraux.

Après les cadeaux faits au MEDEF sur les retraites et sur de nouvelles exonérations, le nouveau gouvernement annonce que le pacte de responsabilité sera maintenu. Sa feuille de route reste donc inscrite plus que jamais dans le droit fil des politiques d’austérité : moins de dépenses publiques, moins de protection sociale, moins de pouvoir d’achat, moins de santé, moins de culture, moins de justice, moins d’éducation.

Les populations les plus précaires vont voir les prestations sociales nécessaires à leur survie limitées et les services publics garantissant leurs conditions d’existence affaiblis.

C’est bien notre modèle social qui est remis en cause.

Pour la FSU, la perspective d’un gel des salaires jusqu’en 2017 est purement inacceptable. Une étude de l’Insee confirme que la baisse des salaires nets moyens de la fonction publique est pourtant bien réelle. C’est une décision injuste qui pénalise d’abord les jeunes et les personnels les moins rémunérés.

C’est économiquement inefficace ! Qui peut croire que le seul effort des fonctionnaires, comme de l’ensemble des salariés, et maintenant des retraités, va combler un déficit alors que cela fait des années qu’ils payent déjà pour enrayer une crise dont les causes sont liées d’abord à la financiarisation de l’économie.

La FSU interviendra et luttera à tous les niveaux pour dénoncer cette politique d’austérité qui écrase les plus faibles et épargne les plus aisés, et ce dès le 15 mai prochain par une journée d’action concernant toute la fonction publique.


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