DECLARATION FSU AU CTM-EN du 19 décembre 2013

vendredi 20 décembre 2013
par  snu55
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Déclaration préalable de la FSU

La FSU tient à dire l’effet déplorable de l’envoi des documents préparatoires dans la soirée précédant cette réunion pour les éléments du bilan de la rentrée 2013 et pire, remis sur table pour la répartition des moyens entre les académies. Elle demande que l’analyse de la rentrée 2013 puisse faire l’objet d’un point à l’ordre du jour de la prochaine réunion.

Faut il comprendre que cette consultation du CTM n’a aucun sens pour le ministère ?

Le travail qui devait être conduit sur la rénovation des critères de répartition ne l’a pas été et nous sommes dans l’incapacité de nourrir nos interventions des échanges internes à nos organisations. Court-circuiter cette phase du dialogue social conduit à ce que la parole qu’il nous revient de porter ne puisse s’exprimer qu’en dehors des lieux de concertation. Il est urgent que d’autres dispositions soient prises pour cette consultation du CTM sur la préparation des rentrées scolaires.

Le ministre a annoncé il y a huit jours les décisions pour plusieurs des groupes du chantier « métiers » et la poursuite du travail sur plusieurs des questions abordées. En outre, plus de la moitié des groupes n’ont pas encore été réunis et sont programmés en janvier et février. Sans redire ici les points de vue exprimés par la FSU et ses syndicats, nous nous ferons l’écho des attentes des personnels qui participent nombreux aux réunions d’informations syndicales que nous organisons. Ils ne veulent pas du statu quo, mais ils disent tous l’alourdissement de leur charge de travail et la faiblesse de leurs salaires. Ils sont demandeurs d’une programmation de mesures de revalorisation de leurs métiers. La priorité gouvernementale accordée à l’éducation ne peut faire l’impasse sur la perte d’attractivité de nos professions.

Nous avions demandé que nous soit présenté dans cette réunion l’état de la mise en oeuvre des préconisations du CHSCT ministériel au sujet de la réforme des STI.

Quelques remarques

aujourd’hui, avant la prochaine réunion qui abordera la question. Nous voudrions souligner que suite à la réunion extraordinaire du CHSCT en octobre dernier, le travail d’enquête en cours nous apparaît constructif. Une lettre aux recteurs devait être finalisée ces jours-ci ; nous souhaitons qu’elle nous soit communiquée. Des recommandations précises sont indispensables car le travail en équipe qui doit être mis en place, les formations à dispenser nécessitent plus que simples dispositions d’emploi du temps. Cela doit être pris en compte dès l’attribution des DHG. La diffusion d’instructions du ministre est d’autant plus importante que certaines hiérarchies intermédiaires n’ont manifestement pas encore perçu le message du CHSCT.

Intervention de la FSU sur la répartition des moyens, après l’expression des différents syndicats nationaux concernés

La FSU est consciente que la création de postes est une situation exceptionnelle dans la Fonction publique, la priorité à la jeunesse protégeant partiellement notre ministère des conséquences d’économies budgétaires sans cesse renouvelées. Ces créations interviennent après une période de suppressions systématiques qui a créé des besoins considérables et des attentes fortes. Le solde des suppressions / créations depuis 2008 reste encore fortement déficitaire de plus 45 000 emplois pour notre ministère.

Les créations sont consacrées pour une part importante aux recrutements et à la formation des maîtres, à la priorité au premier degré. Dans un contexte d’augmentation des effectifs scolarisés, les conditions de travail de la plupart des personnels ne seront pas améliorées.

C’est aussi l’administration qui est en difficulté réelle pour répondre aux besoins des usagers et des personnels. Les réorganisations opérées au sein des académies rendent plus difficiles l’accès aux services rendus par l’administration, aggravent les conditions de travail des personnels administratifs et détériorent les liens avec les usagers.

Plusieurs académies voient leur dotation second degré diminuer et ont de ce fait le sentiment de ne pas être concernées par la priorité nationale. Cette situation est d’autant plus fortement ressentie que les besoins des populations y sont criants. Sur huit académies dans cette situation, six accusent un taux de pauvreté des jeunes supérieur à la moyenne nationale. Les personnels de ces académies attendaient dans un contexte de crise qui ne les épargne pas, un signe que leurs difficultés étaient prises en compte et elles vont recevoir un message négatif.

Pour toutes les académies, mais particulièrement pour celles qui se voient retirer des postes dans le second degré, dire que d’une année à l’autre leur situation ne se dégrade pas est inaudible, quand les dégâts des politiques antérieures sont avérés.


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