Déclaration FSU au CTA du 7 novembre 2013

samedi 9 novembre 2013
par  snu55
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Madame la rectrice,

Un système éducatif qui fonctionne est une École qui permet aux élèves de réaliser leur projet personnel et professionnel.

Or, même si les indicateurs choisis par le Ministère (P/E, H/ E,…) nous feraient apparaître, malgré les retraits d’emplois massifs, comme une académie « privilégiée », la réalité dans les classes est une dégradation des conditions d’apprentissage des élèves avec notamment l’augmentation du nombre d’élèves. Nous constatons une pénurie des personnels enseignants, des remplacements ne sont pas assurés.

Les effectifs par classe, sous condition d’un allégement volontariste et significatif, sont pourtant l’un des critères pour assurer cet objectif de réussite des élèves.

Au-delà des arguments bureaucratiques et des préoccupations comptables arc-boutés sur la démographie scolaire, il est donc impératif, dans un contexte économique et social difficile, de donner un avenir aux jeunes par la formation dans le cadre du service public d’éducation gratuit et laïc, et donc de stopper le mouvement perpétuel des retraits de postes. Certes, la démographie lorraine n’est pas aussi dynamique que dans d’autres académies, mais le constat est supérieur aux prévisions.

En matière de précarité, notre ministère cultive la contradiction : si le principe d’une programmation de CDIsation des AVS est un pas en avant, il ne concernera cette année que quelques personnels. A contrario, des centaines de personnels sont recrutés sous contrat d’emploi aidé.

Le mécontentement des collègues grandit sur le terrain. Les conditions de travail se dégradent d’année en année, les salaires sont bloqués. Madame la rectrice, la FSU ne partage pas l’enthousiasme que vous avez démontré lors de votre conférence de presse fin août. Sur le terrain, nous constatons de plus en plus d’élèves en difficulté scolaire, et de moins en moins de personnels des RASED pour traiter leur prise en charge. La réforme des rythmes scolaires est imposée au détriment de l’avis des enseignants et des conseils d’école. Elle génère des inégalités territoriales inadmissibles et les données économiques priment sur l’intérêt des élèves. Une réforme réussie pour les élèves ne peut faire l’impasse sur l’amélioration des conditions de travail. C’est pour ces raisons que la FSU exige la totale réécriture du décret sur les rythmes scolaires et appelle les enseignants à l’action en novembre.

Après une rentrée 2013 encore marquée par les suppressions de postes, la FSU estime donc qu’un message politique clair doit être envoyé aux Lorrains en ne procédant dès 2014 à aucun retrait d’emplois dans notre Académie.

Des priorités dès maintenant doivent se dégager pour préparer et réussir la rentrée 2014.

Pour l’éducation prioritaire, la FSU espère que les assises pourront déboucher sur une réforme ambitieuse qui garantisse des conditions d’enseignements améliorées dans les écoles et établissements (à commencer par une réduction significative des effectifs par classe) et qui permette un véritable travail en équipe avec des personnels bénéficiant d’un service allégé et d’une solide formation. Actuellement en Lorraine, les collègues sont très inquiets sur l’évolution du réseau de l’éducation prioritaire qui est historiquement faible dans notre académie et dont les publics sont diffus. Par ailleurs les établissements non étiquetés n’ont été destinataires d’aucune sollicitation alors que, depuis les années 80, la situation socio-économique de la Lorraine a évolué le plus souvent en se dégradant.

De même, il faut que la difficulté scolaire soit véritablement traitée , notamment en reconstruisant les RASED qui ont été détruits. Il est également urgent de relancer la formation CAPA SH pour les options E et G ainsi que les départs en formation DEPS (psychologue scolaire). Il est primordial de définir un échéancier pour ré-abonder les RASED qui ont été massacrés !

Les recrutements et le retour à une formation professionnelle pour les débutants sont une priorité nationale. Pourtant l’entrée dans le métier de nos jeunes collègues est loin de se faire dans de bonnes conditions cette année. Les stagiaires admis au 1er concours sont quasiment à temps complet dans les classes, et les concours réservés n’ont pu bénéficier d’un allègement de service. Si les contractuels admissibles ont été affectés dans des conditions relativement favorables dans notre académie, nous nous élevons contre le projet ministériel de les placer à temps complet l’année prochaine pendant leur année de stage.

Quant aux ESPE, leur mise en place peut être qualifiée de chaotique. L’attribution des heures de formation se fait au détriment des formateurs de terrain, qui doivent retrouver la place qu’ils avaient avant la destruction de la formation professionnelle. Que dire des conditions dans lesquelles les élections au conseil d’école sont en train d’être organisées …

Si la FSU partage la nécessité d’élever le niveau de qualification des jeunes lorrains et d’augmenter le nombre d’étudiants, les modalités doivent être précisées et améliorées. Envisager l’accroissement par l’accès de bacheliers professionnels en STS sans améliorer les conditions actuelles d’accueil et sans réfléchir à l’impact de cette décision pour les bacheliers technologiques ne peut être une réponse. C’est pourquoi un groupe de travail pour traiter cette question doit être rapidement réuni.

Les chantiers ouverts à cette rentrée sont nombreux et lourds, La FSU entend y contribuer afin que les réponses apportées par le Ministère soient enfin conformes aux attentes des personnels.


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