Promotions : la vérité des chiffres et l’inéquité !

lundi 24 décembre 2012
par  snu55
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Le SNUipp a, depuis sa création, toujours cherché à faire évoluer les rapports entre les enseignants et l’administration.

Les déroulements de carrières constituent le principal point de désaccord avec l’administration et aussi les représentants des autres syndicats.

Ces différences sont particulièrement inéquitables avec les autres corps de professeurs, et aussi au sein même du corps des PE.

Le SNUipp dénonce la "méritocratie" qui s’invite désormais dans tous les rapports avec l’administration. Une méritocratie dont on peut considérer qu’elle s’appuie souvent sur des critères très subjectifs.

Pour argumenter et prouver ces injustices flagrantes, nous vous proposons un dossier d’analyse de la dernière campagne d’avancement. Vous y trouverez l’illustration de ce que nous dénonçons depuis de nombreuses années.

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bulletin promotions def4

LES MANDATS DU SNUipp EN MATIÈRE DE PROMOTION/AVANCEMENT

Le système actuel de promotions est inéquitable. Avec la création du corps des PE, le phénomène de bouchon a amplifié ce sentiment d’injustice.

extraits des textes votés lors du dernier congrès du SNUipp en 2010

LES CONSTATS

Depuis quelques années et dans le climat actuel de crise économique, le pouvoir d’achat des enseignants diminue et les conditions d’existence sont de plus en plus difficiles, spécialement pour les jeunes, les femmes seules avec des enfants, les secondes carrières…

a- 20 ans après la création du corps des PE qui se fixait pour objectif un même niveau de recrutement et une même carrière pour tous les enseignants des écoles, des collèges et des lycées, on est toujours loin du compte.

d- Le rapport Pochard précise que la rémunération moyenne nette d’un enseignant du premier degré s’élève à 1800 € nets et celle d’un enseignant du second degré à 2200 € nets.

b- L’écart de rémunération qui sépare un PE ou un certifié effectuant sa carrière au rythme le plus rapide de celui qui n’est promu qu’à l’ancienneté peut atteindre 150 000 €. Une différence considérable si on compare à d’autres corps de la Fonction Publique, celui des IEN, par exemple, où tous progressent au même rythme.

c- En 2008, 60 % de professeurs des écoles sont partis à la retraite sans avoir atteint le 11e échelon et le goulet d’étranglement continue de pénaliser les premiers PE recrutés à la licence.

e- Les ratios de promotion à la hors classe sont passés de 1,15 en 2006 (1911 promotions) à 2 en 2009 (3785 promotions). (NDLR : ration porté à 3% en 2013, puis 4,5% en 2014)

f- Aujourd’hui, dans une promotion, un professeur des écoles sur 5 a la perspective de partir en retraite en ayant atteint les indices de la hors classe alors que 4 certifiés sur 5 ont cette possibilité.

LES REVENDICATIONS

Le SNUipp doit se mobiliser au quotidien pour que le déroulement de carrière s’effectue sans discrimination méritocratique.

Le SNUipp revendique l’accès de tous à l’indice 783, au rythme d’avancement le plus rapide, dans le cadre d’une classe unique. Il demande le recylindrage du corps par la transformation de la hors classe en échelons accessibles à tous.

En parallèle aux mobilisations pour revendiquer des mesures salariales pour l’ensemble de la fonction publique, le SNUipp engagera une campagne et mobilisera les personnels pour la transformation du corps actuel des enseignants en une classe unique avec un seul rythme d’avancement, le plus rapide pour tous.

La réduction de la grille indiciaire à 9 échelons permet de la refondre en y intégrant les 3 échelons terminaux de la hors classe actuelle. Un rythme unique de promotion dans un corps unique à une seule classe permettra de supprimer les freins au déroulement de carrière (le bouchon rencontré par les PE d’origine aux 8e et 9e échelons actuels) et l’accès de tous à l’indice terminal 783.

Dans le cadre d’une mobilisation plus générale sur l’emploi et les salaires, dénonçant l’inégale répartition des richesses, le SNUipp engagera cette campagne avec la profession pour dénoncer le déclassement salarial, l’individualisation et les inégalités de carrière que subissent aujourd’hui les enseignants des écoles.

Seule une autre politique salariale peut permettre de supprimer les freins de déroulement de carrière et gommer les différences de rémunération.

Rappel de nos mandats votés au congrès de Saint Malo (2013) sur cette question

- l’accès de tous les enseignants à l’indice 783, indice terminal du corps ;

- la transformation de la hors classe en échelons accessibles à tous dans le cadre d’une refonte globale de la grille ;

- le passage au sein de cette grille rénovée au rythme d’avancement le plus rapide pour toutes et tous, ce qui correspond à un avancement au grand choix.

- Le SNUipp-FSU demande que tous les instituteurs qui en font la demande puissent être intégrés dans le corps des PE, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, faute de moyens.

- Le salaire des enseignants stagiaires à l’issue de leur recrutement ne doit pas être inférieur à l’indice 432, correspondant au 3e échelon actuel, les deux premiers n’étant plus usités depuis 2010.


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