Déclaration FSU lors du CTS du 31 janvier 2012

mardi 7 février 2012
par  snu55
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Fédération Syndicale Unitaire

Section Départementale de la Meuse 7, Rue Alexis Carrel 55100 VERDUN Tél : 09 79 03 78 96 – courriel : fsu55@fsu.fr

Déclaration préalable - CTSD du 31 janvier 2012

Madame L’Inspectrice d’Académie,

Mesdames et Messieurs les Membres du CTSD

Concernant le premier degré, la rentrée scolaire se prépare avec une dotation budgétaire, comme on pouvait le craindre, catastrophique, pour l’Académie et pour notre département : 367 suppressions dans le 1er degré dont 46,25 pour la Meuse.

La dotation pour la rentrée 2011 avait été qualifiée d’historique en raison de l’ampleur des retraits de postes qu’elle engendrait … l’histoire semble pourtant se répéter et cette rentrée 2012 restera, sans aucun doute, dans les annales. Après la saignée de 2011, voici donc le coup de grâce !

Alors que les effectifs dans nos écoles diminueraient de 469 élèves, c’est 46,25 postes qu’il conviendrait de supprimer dans le 1er degré ? L’argument de la baisse démographique, si souvent mis en avant, ne peut pas tout justifier. Car en matière de démographie, la Meuse présente quelques particularités que les calculettes ministérielles se sont bien gardées d’étudier : taux de chômage, de minima sociaux …

Nous ne doutons pas que vous avez étudié minutieusement les situations et avez opéré des choix pesés. Nous vous demanderons cela dit de nous les expliquer.

Nous constatons qu’à l’école primaire, tous les secteurs sont touchés par vos propositions : les classes, les RASED, l’ASH et les moyens de remplacement. Vos décisions auront des conséquences sur le fonctionnement des écoles et sur la qualité de la prise en charge scolaire des élèves meusiens.

Nous relevons également dans les documents de travail des moyennes par classe après fermeture qui nous interpellent. Faut-il y voir la volonté de préparer nos élèves de l’école élémentaire à vivre ce qui sera leur quotidien au collège, à savoir évoluer avec 27 et 30 camarades par classe ?

L‘inquiétude est grande également concernant le remplacement. Nous savons, depuis plusieurs années, et ce malgré la présence de surnombres dans les écoles, que des élèves vaquent faute de remplaçant. Ailleurs, si le service est assuré, c’est trop souvent grâce aux collègues qui se voient contraints de répartir les élèves ; au détriment du fonctionnement de leur propre classe et des équipes lorsque cela se répète trop souvent. Comment comptez-vous résoudre ces réelles difficultés, alors que votre projet prévoit 12 suppressions de postes de remplaçants ?

Enfin, comment laisser sous silence l’incompréhension qui est la nôtre face à la poursuite du démantèlement des RASED ? Avec 18 suppressions, les enfants en difficulté et leurs enseignants seront les premières victimes de ce plan d’austérité.

Pour les personnels des RASED qui échappent à la sape, les secteurs vont s’étendre, leurs interventions vont s’espacer. Ce saupoudrage ne pourra en aucun cas être une arme efficace pour remédier à l’échec scolaire. L’administration aura alors beau jeu de mettre en cause l’efficience de ces dispositifs…

Pour certaines écoles, c’est la fin subite des aides comme cela avait déjà été le cas lors des sédentarisations en 2009. Tout cela concourt au renforcement des inégalités territoriales dans le département.

Pouvez-vous nous préciser les critères qui vous conduisent à proposer ces retraits et comment seront organisés les RASED à la rentrée ?

La semaine prochaine, nous aurons une triste pensée pour le 7ème anniversaire de la Loi du 11 février 2005 visant à « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

Après avoir fait de réels efforts en matière d’intégration d’enfants handicapés, demandé beaucoup d’investissement aux enseignants des écoles, L’Education Nationale, par les contraintes budgétaires imposées, est aujourd’hui dans l’incapacité de respecter ses engagements envers le secteur médico-social, en référence, notamment, à l’article 21 de la Loi.

Elle a d’abord réduit, puis supprimé les formations d’enseignants spécialisés. Dans la foulée, elle a fermé les postes restés vacants. Pire encore, ceux qui ne le sont pas ! C’est pour la FSU une décision lourde de symbolique, un mauvais signe envoyé aux familles concernées, que de retirer des enseignants mis à disposition des établissements médico-sociaux, associatifs et hospitaliers qui prennent en charge les enfants et adolescents handicapés. Quelles conséquences sur l’accueil des enfants handicapés ? Quelles mesures envisagez-vous pour limiter les effets de ces réductions d’emplois ?

Il est clair pour nous que c’est le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui prime, sur toutes autres valeurs de solidarité, d’aide, de soutien aux élèves et aux familles les plus marginalisées.

La carte scolaire 2012, c’est au final :

- plus d’élèves dans les classes !
- moins de places pour la maternelle !
- moins d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté !
- moins de scolarisation pour les élèves handicapés !
- la fin du remplacement garanti pour les enseignants des écoles !

Dans le second degré,

Bien que ce CTSD doive servir de base à la préparation de la rentrée 2012 dans les collèges, les documents fournis ne nous informent pas sur l’importance que vont prendre les heures supplémentaires dans les dotations. L’augmentation des effectifs par classe et l’annonce des suppressions de postes dans les collèges ne présagent pas d’une bonne rentrée 2012.

La FSU dénonce là aussi une organisation comptable qui dégrade les conditions de travail des personnels dans les collèges meusiens. Le remplacement dans le second degré est catastrophique, on ne compte plus les enseignants non remplacés et ce même sur des périodes supérieures à 2 semaines. Les surcharges successives de travail des enseignants ne permettent plus de mettre en place un remplacement à l’interne, il faut que la Meuse puisse assurer correctement le remplacement des enseignants dans les collèges.

La FSU demande que soit prise en compte la situation de la Meuse dans l’affectation des moyens de remplacement, le recours au pôle emploi n’étant pas une solution tenable.

La FSU attend fermement les annonces des suppressions effectives de postes. Seront-elles de 16,5 comme cela a été annoncé lors du CTA de janvier ? Quel sera le volume d’heures supplémentaires dans le projet ?

Nous vous remercions de votre attention.


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